Le cerveau a besoin d’acides gras polyinsaturés pour son bon fonctionnement. Les oméga 3 représentent 20% de son poids et sont un des constituants majeurs des membranes des neurones. Problème, les oméga 3 EPA et DHA ne peuvent venir que de la consommation chaque semaine de poissons gras qui reste très souvent insuffisante. Résultat, la majorité de la population française a des apports trop faibles en oméga 3… Mais qu’apportent les oméga 3 pour le fonctionnement du cerveau ?

Les oméga 3 améliorent les performances intellectuelles

Ils facilitent la transmission des signaux nerveux et donc le fonctionnement optimal du cerveau. Chez l’adulte ils améliorent la mémoire et chez les séniors une bonne consommation d’oméga 3 ralentit le déclin cognitif et la baisse du QI.

Les oméga 3 sont utiles pour garder le moral et dans la prise en charge de la dépression

Une méta-analyse sur 26 études et 2160 personnes a montré un effet bénéfique global des oméga 3 sur les symptômes de la dépression. (1) Une étude a même montré chez des patients résistants à leur traitement une amélioration sur la dépression mais aussi l’anxiété, le sommeil et la libido. Dans la dépression on constate des niveaux de cytokines (éléments inflammatoires) élevés qui ont pour effet de freiner l’action de la sérotonine, le neuromédiateur qui joue sur l’humeur et donne le moral . Les oméga 3 agiraient en diminuant le taux de cytokines par leur effet anti inflammatoire. La dose journalière optimale d’oméga 3 semble être de 1g par jour chez l’adulte. Leur utilisation est à discuter avec son médecin.

Les oméga 3 ont un effet protecteur contre le vieillissement cérébral et les maladies neuro dégénératives.

De nombreuses études ont montré les effets bénéfiques d’un type d’oméga 3 (le DHA) sur le fonctionnement cognitif et notamment la mémoire. Le DHA diminue le stress oxydant lié aux radicaux libres qui entraine la mort des cellules nerveuses. La consommation deux fois par semaine de poisson gras apportant environ 1 g d’oméga 3 ou une supplémentation sous forme d’huile de poisson pourrait donc limiter le risque de maladies neuro dégénératives comme Alzheimer.

Les oméga 3 diminuent le risque d’accident vasculaire cérébral ischémique

Plusieurs études américaines ont montré que le risque d’AVC lié à un caillot sanguin était inversement proportionnel au taux de DHA. Ceci s’explique par le rôle anti inflammatoire des oméga 3 et leur action fluidifiante.

(1) Efficacité des acides gras polyinsaturés oméga 3 dans la dépression : une méta-analyse Yuhua Liao, Bo Xie, Huimin Zhang, Qian He, Lan Guo, MSubramaniapillai, Fan de Beifang, Civong Lu, RS Mclntyer