D’après l’agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), la prévention des maladies cardiovasculaires repose surtout sur des mesures hygiéniques et diététiques, combinant une alimentation diversifiée et équilibrée à la pratique d’une activité physique. Elle confirme également l’intérêt des oméga 3 dans le domaine cardiovasculaire.

Les oméga 3 sont des « bonnes graisses » qui doivent provenir de l’alimentation car l’organisme ne sait pas les fabriquer, c’est la raison pour laquelle on parle d’acides gras essentiels.

Les oméga 3 d’origine végétale sont de type acide alpha linolénique (ALA en anglais). On les trouve par exemple dans l’huile de colza, les noix de Grenoble, le soja, les graines de lin…

Les oméga 3 d’origine animale sont des oméga 3 à longue chaine de type EPA et DHA et proviennent principalement des poissons même si les œufs contiennent un peu de DHA.

Les oméga 3 marins proviennent des poissons gras comme le maquereau, la sardine, l’anchois ou des céphalopodes comme le calamar.

Les données scientifiques montrent qu’ils s’opposent à la formation de caillots, ont un effet anti inflammatoire, diminuent les triglycérides, diminuent la pression artérielle et pourraient jouer un rôle protecteur sur la formation des plaques d’athérome, dépôts de « mauvais cholestérol » qui s’accumulent sur les parois des artères.

Une méta analyse portant sur 13 essais contrôlés et 177477 personnes a été publiée en 2019 dans le journal de l’American Heart Association (1). Son objectif était de valider ou pas l’intérêt d’une supplémentation en oméga 3 marins pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires.

Conclusions des chercheurs : La supplémentation en oméga 3 marins réduit le risque d’infarctus du myocarde et de décès par maladie cardio vasculaire. La réduction des risques semble être liée de façon linéaire à la dose des oméga 3 marins.

L’ANSES recommande pour la population générale de manger du poisson 2 fois par semaine en associant un poisson gras et un poisson maigre. Ceci pour limiter le risque de surexposition aux contaminants comme les dioxines, le PCB et le méthyl- mercure. Une seule portion par semaine peut donc apporter des oméga 3 à longue chaîne…

C’est pour cette raison qu’une supplémentation en oméga 3 marins sous forme d’huiles purifiées par filtration moléculaire pour éliminer d’éventuels polluants est intéressante.

(1) Marine Omega 3 supplementation and cardiovascular disease : An updated meta-analysis of 13 randomized contrlled trials involving 127477 participants. Yang Hu, Frank B. Hu and Joann E. Manson.